Pourquoi « Vintagerie racontée » ? Une passion pour les revues anciennes à partager
Quand j’ouvre une revue ancienne, c’est comme un cadeau dont j’enlève les couches de papier une par une. Je vais souvent de surprise en surprise. Une couverture, un dessin, une réclame, une petite phrase… Je ne sais jamais tout à fait ce que je vais découvrir.
Dans ce nouvel épisode de Vintagerie racontée, j’ai eu envie de vous parler de ce qui se trouve derrière ces partages : mes premières revues achetées à quinze ans, les collections dont j’ai dû me séparer, et cette question qui m’est venue en préparant l’enregistrement : est-ce que partager ces morceaux de passé n’est pas aussi, pour moi, une façon de les préserver ?
J’ai acheté mes premières revues anciennes à quinze ans. C’était un lot du Journal des demoiselles.
Ce qui m’avait attirée, c’était la photo de couverture, complètement en décalage avec les années 90. Cette différence m’avait donné envie de découvrir ce qu’il y avait à l’intérieur.
Aujourd’hui encore, ouvrir une revue ancienne garde ce côté-là : la curiosité, l’envie de tourner les pages, et le plaisir de tomber sur quelque chose que je n’attendais pas.
Il n’y a pas seulement ce que je lis ou ce que je regarde. Il y a aussi l’odeur du papier, son toucher irrégulier, différent du papier lisse ou glacé que l’on rencontre aujourd’hui.
Je pense aux mains qui ont touché ces pages avant moi. Je m’arrête sur les dessins, sur les détails, sur ces réclames d’antan qui ont tant de charme.
C’est tout cela qui fait partie de la découverte. Et c’est aussi ce que j’ai envie de vous raconter, même si je ne peux pas vous faire sentir le papier à travers un écran !
Les collections que je n’ai pas pu garder
Au fil des années, j’ai revendu plusieurs fois mes collections. Avec quatre enfants et un seul salaire, il y avait des besoins et j’ai fait des choix.
Cela ne m’empêchait pas d’avoir des regrets en laissant partir certains de ces morceaux de passé.
Je me souviens notamment d’un superbe cahier de coupe ancien. Il était si beau, si bien dessiné, digne d’un livre. J’en avais conservé des photocopies pour en garder une trace après m’en être séparée.
Partager pour garder une trace
En reparlant de ce cahier, je me suis demandé si mes partages d’aujourd’hui n’avaient pas un lien avec ces photocopies conservées autrefois.
Peut-être qu’inconsciemment, montrer ces revues et raconter ce que j’y découvre, c’est aussi une façon de les préserver. De garder quelque chose, mais sans le garder seulement pour moi.
C’est peut-être une partie du pourquoi de Vintagerie racontée : vous faire une place à côté de moi pendant que j’ouvre ces cadeaux anciens, et vous laisser y découvrir vos propres surprises.
Et vous, y a-t-il une revue, un cahier ou un vieux livre auquel vous êtes particulièrement attaché ? Je serais heureuse de lire son histoire dans les commentaires.

