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  • 50 Points de Crochet Vintage : album La Redoute années 30

    50 Points de Crochet Vintage : album La Redoute années 30

    50 points de crochet vintage

    Pour cette nouvelle Vintagerie, je vous propose de feuilleter 50 points de crochet, un petit album publié par les Éditions des Filatures de La Redoute dans les années 1930. Il s’agit d’un joli répertoire ancien dans lequel chaque point est photographié et accompagné de ses explications.

    Pas de blabla superflu : ces revues vintage allaient toujours à l’essentiel !

    50 points de crochet vintage des Filatures de La Redoute

    Il est cependant difficile de dater avec précision cet ouvrage. J’aime beaucoup son petit format A6.

    Les Filatures de La Redoute, c’est une trés longue histoire qui commence à Roubaix en 1837, lorsque Joseph Pollet fonde une filature de laine. Quelques années plus tard, en 1873, Charles Pollet installe une nouvelle usine rue de La Redoute. Vous l’aurez compris, l’entreprise n’est pas allée chercher son nom bien loin, pourquoi faire compliqué!

    50 points de crochet vintage des Filatures de La Redoute

    Après la Première Guerre mondiale, la famille se met à vendre directement ses stocks de laine aux particuliers. Puis, en 1928, elle publie son premier catalogue de vente par correspondance : un petit fascicule de seulement 16 pages, entièrement consacré au tricot. Les albums pratiques, comme 50 points de crochet, permettaient ensuite de découvrir de nouveaux points tout en donnant, forcément, envie d’acheter les fils de la maison. Une façon plutôt astucieuse de vendre de la laine tout en partageant des idées et du savoir-faire !

    50 points de crochet vintage des Filatures de La Redoute

    Béné’s News :

    L’actualité est bien trop anxiogène en ce moment. Alors, plutôt que d’ajouter encore du bruit au bruit, je préfère me tourner vers ce qui me fait du bien. J’ai nommé : les vieux papiers, les ouvrages au crochet et ces petits morceaux du passé que j’aime tant partager avec vous. Ce n’est pas fermer les yeux sur le monde, simplement s’accorder une petite respiration.

    En plus c’est l’anniversaire de mon petit dernier, nous mettrons tout cela de côté pour fêter les 16 ans de Kyriann. Seize ans déjà !

    Un anniversaire, c’est aussi l’occasion de regarder le chemin parcouru et de profiter des petits moments heureux lorsqu’ils se présentent. Alors demain, il y aura un gâteau, des bougies et, je l’espère, une jolie journée en famille.

  • Le Petit Écho de la Mode en 1938 : bien plus qu’une revue de mode

    Le Petit Écho de la Mode en 1938 : bien plus qu’une revue de mode

    Le Petit Écho de la Mode 1938

    Bonjour les créatives. J’ai passé un petit moment à choisir, scanner et retoucher les 106 pages de ce numéro du Petit Écho de la Mode de 1938. Mais j’avais envie de vous partager une sélection de ces pages qui racontent bien plus que la mode de leur époque.

    Malgré son titre, Le Petit Écho de la Mode ne se limitait pas aux jolies toilettes et aux chapeaux bien posés sur des coiffures impeccables. On y trouve beaucoup de tricot, du crochet, des recettes, des astuces pour faire des économies, des courriers, des conseils parfois étonnants… et même de vraies petites tranches de vie.

    Pages du Petit Écho de la Mode de 1938

    C’est ce que j’aime dans ces vieilles revues : elles nous parlent de la mode, bien sûr, mais aussi de celles qui les portaient, les fabriquaient, les raccommodaient, les transformaient et faisaient tourner la maison avec ce qu’elles avaient sous la main. Les FEMMES

    Du tricot, du crochet et beaucoup de savoir-faire

    Dans cette sélection, le tricot est partout ou presque. Il y a de quoi occuper les aiguilles pendant un bon moment.

    J’aime beaucoup la blouse au tricot en laine bouclée. Elle a ce petit côté très années 30, avec ses formes marquées et sa silhouette ajustée. Mais ce qui me plaît encore plus, ce sont les explications : elles sont précises, un peu denses à lire avec nos habitudes d’aujourd’hui, mais elles montrent surtout que ces vêtements étaient pensés pour être réellement réalisés à la maison.

    Pages du Petit Écho de la Mode de 1938

    Le crochet et les travaux d’aiguilles font aussi partie de cette vie quotidienne. Ils apportent de la fantaisie, de la finition, de la chaleur et parfois ce petit détail qui change tout. Une bordure, un empiècement, une fleur, un motif ou quelques rangs de laine pouvaient donner une autre allure à un vêtement déjà porté.

    Faire avec ce que l’on a

    Il y a une page qui m’a particulièrement amusée : elle explique comment un travail de tricot peut rafraîchir un costume de lainage.

    L’idée est toute simple : si une robe, un tailleur ou un ensemble commence à fatiguer, on ne le met pas forcément de côté. On ajoute des empiècements, des bordures, des contrastes de laine, des détails tricotés… et le vêtement retrouve une seconde vie, si ce n’est plus.

    Pages du Petit Écho de la Mode de 1938

    Aujourd’hui, on parlerait sans doute de transformation, de récupération textile ou d’upcycling. En 1938, on cherchait surtout à faire durer, à économiser et à rester élégante malgré tout.

    J’aime cette idée que la créativité ne vient pas toujours de l’abondance. Parfois, elle naît tout simplement d’un vieux lainage, de quelques pelotes qui dorment dans un panier et d’une bonne envie de changer un peu les choses.

    La marmite norvégienne : faire des économies autrement

    Et puis, entre deux modèles de tricot et quelques silhouettes très élégantes, je suis tombée sur la marmite norvégienne.

    Le nom est joli, un peu mystérieux, et pourtant le principe est très simple. Après avoir commencé la cuisson sur le feu, on place la casserole dans un contenant bien isolé afin que le plat continue à cuire doucement grâce à la chaleur conservée. Une sorte de cuisson sans feu, qui permet de faire des économies d’énergie.

    Pages du Petit Écho de la Mode de 1938 Marmite norvégienne

    J’avoue que j’aime énormément découvrir ce genre de conseils dans une revue ancienne. On se rend compte que certaines astuces, que l’on redécouvre aujourd’hui comme des idées très modernes ou très « low-tech », existaient déjà depuis longtemps dans les foyers.

    Bien sûr, le contexte n’est pas le même. En 1938, faire des économies faisait partie du quotidien de beaucoup de familles. Mais cette marmite norvégienne nous rappelle aussi qu’il y a parfois de très bonnes idées dans les gestes simples, ceux que l’on croit un peu oubliés.

    Des recettes, des courriers et des vies derrière les pages

    Ce numéro ne parle donc pas seulement de ce que l’on porte ou de ce que l’on tricote. Il parle aussi de la maison, des repas, des économies, de l’éducation, des chagrins et de la vie de tous les jours.

    Pages du Petit Écho de la Mode de 1938

    Il y a des recettes, bien sûr, mais également des rubriques de courrier et de conseils. Certaines pages nous font sourire, d’autres nous font un peu tiquer avec notre regard actuel. C’est normal : une revue de 1938 porte les idées, les habitudes et les injonctions de son temps.

    Mais c’est aussi ce qui rend ces documents précieux. Ils ne nous racontent pas une époque bien rangée dans un livre d’histoire. Ils nous montrent ce qu’on lisait à la maison, les conseils qu’on donnait aux femmes, les inquiétudes du moment et cette immense charge quotidienne qui reposait déjà sur elles.

    Le Jardin des âmes, une page qui m’a touchée

    Au milieu de toutes ces pages, il y en a une qui m’a vraiment arrêtée : « Le Jardin des âmes », avec son titre « Avec ceux qui pleurent ».

    Ce n’est ni une page de mode, ni une recette, ni un modèle de tricot. C’est un texte qui parle de la peine, de la façon de consoler quelqu’un et de cette difficulté que l’on connaît tous : vouloir aider sans faire plus de mal.

    Pages du Petit Écho de la Mode de 1938

    Le vocabulaire est celui de l’époque, évidemment. Mais il y a quelque chose de très juste dans l’idée de ne pas répondre trop vite, de ne pas assommer une personne triste sous les conseils, de ne pas minimiser ce qu’elle ressent. Écouter, simplement, et essayer d’être là.

    Je ne m’attendais pas à trouver cette parenthèse-là dans une revue que l’on imagine d’abord consacrée à la mode et aux ouvrages féminins. Et pourtant, c’est peut-être cette page qui résume le mieux tout ce que j’aime dans ces vieux journaux : ils sont remplis de fils, de tissus, de recettes et de silhouettes, mais ils parlent aussi de la vie intérieure, des difficultés et des petites choses humaines qui ne vieillissent pas vraiment.

     

    Une revue qui racontait une vie entière

    En refermant ce numéro du Petit Écho de la Mode de 1938, je me dis qu’il ne s’agissait pas seulement d’une revue féminine parmi d’autres.

    C’était à la fois un carnet d’inspiration, une source de modèles, un petit manuel de débrouille domestique, une page de recettes, un courrier, un espace de conseils.

    le petit echo mode 1938 (99)

    Il y a beaucoup de choses qui ont changé depuis 1938, heureusement. Mais il y a aussi des choses qui résonnent encore : le plaisir de créer soi-même, l’envie de réparer plutôt que jeter, le besoin de faire avec ce que l’on a, et la nécessité de se sentir un peu moins seule dans les moments plus compliqués.

    C’est pour tout cela que j’aime feuilleter ces revues anciennes. Elles sont vivantes.

     

    (suite…)

  • Mon Ouvrage 1956-1957 : morceaux choisis d’une revue ancienne de travaux d’aiguilles

    Mon Ouvrage 1956-1957 : morceaux choisis d’une revue ancienne de travaux d’aiguilles

    Revue ancienne travaux d’aiguilles

    Pendant les années 50, la revue Mon Ouvrage proposait un bel éventail de créations pour toute la famille et la maison.

    Je vous invite aujourd’hui à découvrir quelques morceaux choisis parmi les 110 pages que j’ai réunies : tricot, crochet, couture, broderie et bien d’autres jolis ouvrages à feuilleter.

    Mon ouvrage est vraiment une revue à part, quelle que soit la décennies. Elle contenait beaucoup moins de réclames que les autres revues anciennes de travaux d’aiguille.

    Pages choisies de la revue ancienne Mon Ouvrage, 1956-1957

    En 1957, alors que le salaire mensuel moyen tournait autour de 50 000 anciens francs, Mon Ouvrage était vendu 40 francs le numéro. Une somme modeste en apparence, mais qui avait sa place malgré tout dans le budget des achats du quotidien.

    Les revues de couture et de travaux d’aiguilles étaient loin d’être rares dans les années 1950. Entre les titres spécialisés et les magazines féminins qui leur accordaient une place régulière. Les lectrices pouvaient retrouver chaque mois, et parfois chaque semaine des modèles et des conseils pour coudre, tricoter, crocheter ou broder.

    Certaines, comme Mon Ouvrage, proposaient un peu de tout. D’autres étaient plus spécialisées, ou intégraient ces rubriques à côté de la mode, de la cuisine et des conseils pratiques.

    Pages choisies de la revue ancienne Mon Ouvrage, 1956-1957

    Béné’s News :

    Je n’ai pas fait de revue de presse vendredi dernier, car le contrecoup de la canicule a eu raison de moi ! Grosse fatigue et petite nostalgie de la pré-rentrée, en ce qui me concerne. C’est un peu comme le premier janvier, où l’on prend des résolutions que l’on ne tiendra sans doute pas.

    Tout ça pour dire que mon moral était un peu en berne. Il suffit parfois de peu de chose pour perdre pied, mais je reviens doucement par ici.

    (suite…)

  • Jeux d’aiguilles n° 4 : plongée dans une revue vintage de tricot et d’ouvrages

    Jeux d’aiguilles n° 4 : plongée dans une revue vintage de tricot et d’ouvrages

    Revue vintage Jeux d’aiguilles

    Bonjour, les créatives !

    Aujourd’hui, je vous ouvre les pages d’un joli trésor retrouvé dans ma collection. Il s’agit du n° 4 de la revue vintage Jeux d’aiguilles, une ancienne revue bimestrielle consacrée aux ouvrages en fils et aux tricots.

    Avec ses 40 modèles et ses idées de broderie, ce petit magazine nous transporte dans un univers où les mains étaient toujours occupées à créer, réparer, embellir, transformer et transmettre. Je ne connais pas sa date exacte, mais son style nous plonge probablement à la fin des années 1950 ou au début des années 1960.

    la revue vintage Jeux d’aiguilles n° 4, revue bimestrielle de travaux féminins

    Le format est petit par rapport aux revues d’aujourd’hui. Pas de blablas inutiles : on allait à l’essentiel. Vous verrez que les ouvrages sont variés, avec notamment de la frivolité et de la passementerie au crochet.

    J’adore imaginer les personnes qui l’ont feuilleté avant moi, à la recherche d’un modèle de tricot, de crochet ou d’un nouvel ouvrage à réaliser.

    C’est aussi pour cela que je collectionne ces anciennes revues. Ce ne sont pas que de vieux papiers. Elles nous enseignent des gestes, des habitudes et des savoir-faire que je suis heureuse de faire revivre ici, un peu en tant que gardienne du patrimoine couture.

    Béné’s News

    La fin de la canicule approche ! Je vais revivre…

    La mi-août est passée en un clin d’œil…

    L’échéance de la rentrée me rend nostalgique et m’attriste presque, même si les enfants sont grands. C’est aussi un rappel du temps qui file à toute vitesse.

    (suite…)